Didier vous raconte son voyage au Mexique

Ecrit par Emilie Fouque 19/07/19 16:04

Parce que ceux qui parlent le mieux de nos voyages sont ceux qui les ont vécus...

Nous avons sélectionné pour vous 5 jours de notre circuit “Révolution, tequila et mayas” relatés par Didier, un de nos participants au voyage Explore Mexique du 28 avril.

 

De Tepotzotlán à Bernal via Polotitlán

 

Vue sur le rocher Peña de Bernal - Valentine Gibot

 

“Le voyage commence gentiment par un petit ouvrage d’art de près de 100km édifié par les Espagnols et dont il ne reste qu’un aqueduc. Après ça, nous revenons à Tepotzotlán pour admirer la façade chirugueresque de l’église San Francisco Javier ; pour ma part, j’adore ces superpositions de sculptures et bas-reliefs issus du baroque européen, mélangé clairement avec ce que l’on voit sur certaines pyramides aztèques ou mayas.

 

Ah oui, faut-il préciser que Tepotzotlán est un village d’un peu moins de 70 000 habitants : César nous apprend qu’on ne parle de « ville » au Mexique qu’à partir de plusieurs centaines de milliers… nos petites villes françaises avec leurs 15 000 âmes (c’est juste un exemple au hasard, ah, ah, ah…) c’est quoi, un hameau de faubourg ?

 

Après une première téquila sur la place, départ pour Polotitlán, visite d’une fromagerie artisanale où nous sommes invités à goûter les productions arrosées d’un bon vin local. Puis nous déjeunons chez l’habitant, pas n’importe lequel, Leonardo Dávila Salinas, président national de la Charreria, ce sport typique qui consiste à montrer son agilité à cheval avec un lasso. Il nous reçoit dans sa somptueuse hacienda puis nous fait visiter sa collection privée : selles, sombreros, costumes, diplômes, trophées…

 

Avant de prendre la route nous admirons la magnifique église de la place centrale du village puis direction Bernal et son fameux monolithe (le 3e plus haut du monde) où nous dormons dans un hôtel magnifique, le Centenario, qui s’est installé dans un vieux village de mineurs en ruine totalement réhabilité y compris sa petite église : la vraie mise en valeur d’un patrimoine.

 

Nous finissons la journée avec César, Valentine et quelques autres autour d’une bouteille de téquila, la première d’une longue liste.”

 

Guanajuato

 

Vue sur Guanajuato - Valentine Gibot

 

“Nous commençons encore la journée par une ascension, mais cette fois en funiculaire : Guanajuato est construite sur une ancienne mine et est presque uniquement piétonne : les voitures vont d’un bout à l’autre de la ville en empruntant les anciennes galeries de mine transformées en tunnel en un véritable labyrinthe d’une centaine de km où l’on peut facilement se perdre…

 

Arrivée en haut de Guanajuato… le miracle : une ville toute en couleur ; Kandinsky ou Van Gogh en auraient rêvé… Chaque maison arbore fièrement sa couleur, vive la plupart du temps, bleu de cobalt, outremer ou turquoise, rouge vermillon, alizarine ou de garance, jaune safran, bouton d'or ou de chrome, vert pomme, pistache ou émeraude, orange mandarine ou corail, violine, pourpre, indigo, ocre, terre de Sienne et toutes les teintes intermédiaires, un paradis pour peintre (clin d’oeil à Claudine, ma cousine…).

Sur l’esplanade où nous admirons la ville, une jeune asiatique pleure à chaudes larmes et rie en même temps : elle est bouleversée par la beauté qui s’offre à elle !

 

Puis nous passons le reste de la journée à arpenter rues et ruelles (quelques fois même pas assez larges pour marcher à deux de front), les marchés, les églises, les façades, les boutiques. [...]

 

Le soir, nous assistons à une galéjade étudiante (une Callejoneada) qui nous entraîne dans un spectacle haut en couleur et en musique à travers les rues de la ville. Nous ne comprenons pas l’espagnol, mais nous rions quand même.

Je suis même invité à jouer une scène ; bien entendu me revient le rôle du pépé grincheux qui surprend sa fille en galante compagnie et tue le jeune impertinent : je dois déclamer mon texte en espagnol, je baragouine comme je peux, mais avec conviction, tout le monde rie, surtout les Mexicains.

 

La soirée se termine autour d’un verre de téquila… TÉQUILA !”

 

De Penjamo à Teotihuacán

 

Les pyramides du site Teotihuacán - Didier Larèpe

 

“Nous nous dirigeons ce matin vers Teotihuacán, première visite d’un grand site archéologique du formidable passé du Mexique ; nous repassons par Mexico et ses artères surchargées pour nous y rendre.

Un peu après midi nous arrivons sur site, de loin se profile la grande pyramide du Soleil qui atteint 60 m de haut. Fondé par les Olmèques 450 ans av. J.-C., c’est l’un des plus anciens sites du Mexique, après que les Espagnols aient rasé la capitale sur laquelle a été ensuite construite Mexico (il en reste quelques rares vestiges).

Nous commençons par la pyramide de la Lune, pas la plus haute, mais la plus importante, car située au départ de l’immense allée des morts, longue de 4 km et large de 90 m qui se déroule devant elle.

 

De ce formidable ensemble, il ne reste que ces pyramides, ces temples qui forment un immense ensemble urbanistique ; peu ou aucune sculpture ou fresque, quelques fragments ici ou là, mais le site est impressionnant par son immensité de 25 km2 (il a pu y avoir jusqu’à 200 000 habitants ici à l’époque de son apogée au V° de notre ère) et sa géométrie parfaitement distribuée.

Tout autour se multiplient les boutiques et les vendeurs à la sauvette (mais pas de forcing agressif comme dans certains pays et surtout pas de marchandage).

 

Après cette visite presqu’épuisante, il a fallu grimper au-dessus de chaque pyramide (bon, personne ne nous obligeait, mais ça aurait été idiot de ne pas le faire), nous rejoignons notre hôtel Posada del Jaguar. Après une ultime téquila (on en est à combien, déjà ?) go to bed et demain, « Aïe aïe Mexico ».”

 

Des Lagunes de Montebello à Lacanja via Yaxchilan

 

Nathalie sur la lagune de Montebello - Didier Larèpe

 

“Nous partons tôt ce matin, longue étape en minibus sur des routes défoncées, la végétation change progressivement, bananiers, cocotiers... quand nous nous arrêtons enfin, il fait 39º... le bonheur !

Après un déjeuner rapide nous embarquons sur le Usumacinta, fleuve qui délimite une grande partie de la frontière entre le Mexique et le Guatemala pour notre premier site archéologique maya : Yaxchilan.

Côté guatémaltèque, de nombreuses fumées s'aperçoivent au milieu de la forêt... la déforestation en cours ; côté mexicain, c'est un Parc Naturel, ici au moins la nature est préservée.

 

Yaxchilan est un ensemble, un ensemble de constructions dont la plupart sont encore recouvertes par la jungle, un très beau site où il y a très très peu de touristes : pyramides, habitations, stèles, sculptures, bas-reliefs, une première plongée dans l’univers de la civilisation maya.

La végétation est luxuriante, la décoration (ce qu’il en reste) l’est tout autant. Après un nouveau trajet sur le Usumacinta (c’est le seul moyen pour atteindre le site), nous reprenons la route en direction de la forêt Lacandone, le domaine des Indiens Lacandons, une ethnie découverte par les ethnologues européens seulement au XXe siècle, dans les années 1930, héritiers directs des Mayas et qui ont gardé l’essentiel de leurs traditions, ce qui ne les empêche pas d’avoir internet et des smartphones.

 

Nous sommes accueillis ici pour le dîner et la nuit dans le Campamento Lacandones. Ça, c’est la force de l’agence Puraventura de nous amener là où le grand tourisme commercial ne va pas pour des découvertes et des moments de pur bonheur, mais avec tout le confort pour autant, un site préservé.”

 

Ile Holbox

 

Didier profitant des plages de sable blanc de l'île Holbox - Didier Larèpe

 

“Pour tout le monde, le circuit est fini... mais nous, on avait décidé de s’accorder quelques journées de rab au paradis ; direction l’île d’Holbox via Puerto de Chiquila où nous empruntons le ferry...

[...]Nous arrivons à notre hôtel, à 100 m de la plage, une piscine placée juste devant notre porte. Première petite visite en ville, des fresques multicolores peintes sur tous les murs. [...]

 

Samedi, nous louons des vélos et partons visiter la réserve naturelle ; à un moment, nous ne pouvons plus que continuer à pied, même les vélos ne sont pas autorisés. Il doit faire 44 ou 45º, peu d’ombre, heureusement les eaux bleues de la mer nous tendent les bras et nous alternons vélo et baignade ; l’eau à boire que nous avons prise avec nous est déjà chaude...

Au retour nous nous arrêtons au premier bar sympa (ils le sont tous en fait) et nous commandons d’immenses cocktails glacés. [...]

 

Le lundi, à nouveau une petite excursion, nous nous payons une croisière pour faire le tour des « Tres Islas » :

tout d’abord l’Isla de los Pajaros, une île réservée aux oiseaux, des centaines de pélicans, de cormorans, de frégates et aussi 3 flamants roses les pattes dans l’eau. Nous n’abordons pas sur l’île qui est préservée, mais un observatoire est construit à quelques mètres sur pilotis, qui permet d’observer sans déranger la faune sauvage ;

ensuite c’est au tour du cénote Yalahau, sur l’île du même nom, une petite lagune d’eau douce jaillie de la terre au milieu de l’océan, l’occasion de se baigner dans une eau limpide et presque froide, nous ne sommes plus habitués, mais c’est très agréable vue la température ambiante ; pour finir nous abordons l’Isla Pasion, des plages de sable blanc tout autour, on a pied sur plusieurs centaines de mètres ; sur une petite résurgence de sable au milieu de l’eau, des centaines de flamants roses paressent tranquillement.

 

Entre la première et la seconde île, un banc de dauphins est venu à notre rencontre : sauts, jeux, cache-cache... des animaux en totale liberté et qui ne craignent pas l’homme... s’ils savaient ce que l’on est en train de faire de leur écosystème un peu partout dans le monde...

Au retour, farniente et... oh non, non, nooooon... et préparer les valises pour le retour du lendemain... On finit l’ultime bouteille de téquila pour oublier...

 

A notre retour, l’agence nous a envoyé un questionnaire de satisfaction ; la dernière question était : « quelle étape ou quelle animation du circuit auriez-vous préféré ne pas faire ? » Nous avons répondu comme un seul homme : « revenir en France ! » [...]

Et voilà, le Mexique, c’est fini… temporairement…[...]

 

Vous pourrez bientôt retrouver toutes ces chroniques in extenso et toutes les photos, mais cette fois commentées, sur mon blog. Je vous ferai signe dès que ce sera ok. Pour l’instant, je vais noyer mon chagrin dans un verre de téquila…À bientôt et ¡Viva Mexico!

Tags: Mexique

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